Philippe Virgili et caisson vidéo étanche Extrem' VisionCombien de fois avons-nous entendu parler des apnéistes qui réussissent à voir des comportements animaliers que les « bouteilleux » ne réussissent pas à surprendre ?
Les recycleurs en circuit fermé permettent aujourd’hui d’approcher cette ambiance, mais la fluidité en moins.
Philippe Virgili est un spécialiste Franco-Canadien de la chasse au gros en apnée.
Client Extrem’ Vision et équipé d’un caisson STARBOX depuis plus de 2 ans, il sillonne les mers à la rencontre des plus gros prédateurs de la planète.
L’équipe Extrem’ Vision est en réflexion permanente vis-à-vis du comportement humain face à la nature.
La chasse sous-marine, dans certaines conditions, peut être certes pointée du doigt mais que dire de la pêche industrielle et de ses nombreux consommateurs…
Nous préférons informer et penser que chacun pourra évoluer par la richesse et la pertinence des échanges.

Interview de Philippe :
« Pratiquer la chasse sous-marine en apnée a probablement pour effet de développer une meilleure habileté visuelle et d’identifier en quelques secondes une espèce précise dans les conditions extrêmes d’inconfort, de fort courant de visibilité médiocre.
Avant tout c’est depuis la surface que l’on observe l’ensemble de cette nature immergée, parfois pendant de longues heures. J’ai des collègues cubains champions dans ce domaine.
Pour rejoindre l’intimité de la profondeur, la descente se fera selon le comportement spécifique de chaque poisson, il est décrypté après des années d’observation.
A ce moment, la capture peut être réelle ou numérique.

Cette expérience de plongée répétitive, sur de longues périodes tout au long de la journée, a pour inconvénient une limite de temps physiologique impossible à dépasser.

Philippe Virgili - PhotoL’avantage est de vous permettre d’approcher naturellement certains grands pélagiques dont la taille est souvent supérieure à la taille d’un être humain.
Parfois pour les espèces qui vivent en banc, il nous est offert de s’inscrire dans la meute prédatrice.
Dernièrement au milieu de nulle part dans l’Atlantique Nord et après plusieurs dizaines d’expéditions, j’ai pu exceptionnellement faire de l’apnée au milieu d’un banc de thons rouges géants migrateur.
La meute chasse férocement dans un bac de harengs et je ressens la conduite du groupe par un leader.
Au cours des premières minutes les thons nagent dans tous les sens et se comportent comme si je n’existais pas, parfois me frôlant pour avaler une proie.
Imaginez une masse de 300 à 400 kg à la vitesse de 40 à 60 nœuds vous passant à moins de 20 cm à 40 mètres de profondeur… ça  vous secoue !
Puis, au bout de quelques minutes et avant que le banc de hareng ne disparaisse dans les abysses, les thons prennent leur distance vis à vis de moi. Si une proie est dans mon espace vital ils la contournent lentement sans l’avaler, l’air de me dire: « celle-la, on te la laisse… » »

Souvent, l’instinct « prédateur » d’images prévaut sur celui du chasseur et permet de faire découvrir à Philippe Virgili la nature à sa façon : www.spearfishingmotion.com